NE JUGEZ POINT

Une amie m’a envoyé la phrase suivante en réponse à une brève conversation que nous avions eue au sujet de la tragédie que nous traversons actuellement en Haïti :

Une prémonition de la tragédie qui s’apprêtait à frapper notre cher président — à qui nous reprochions d’agir avec trop de légèreté — et qui, malheureusement, se réalisa quelques jours à peine plus tard.

En tant que bon chrétienne, elle m’avait dit :

« Les méchants seront totalement anéantis pour toujours, pris à leur propre piège. »

Ma réponse :

Chère amie, tu n’aurais pas mieux dire. Toutefois, les choses ne sont pas tout à fait telles que tu les perçois.

Ne juge point. Ceux-là que tu considères comme « méchants » sont, en réalité, des démons. (Au sens mystique du terme, un « démon » est un *génie* — un esprit — qui n’a pas encore pris de forme, et attende d’être guidé par nous les humains , que ce soit vers le bien ou vers le mal.) Malheureusement, ceux qui affichent une apparence extérieure « bonne » se sont révélés être de véritables loups déguisés en brebis ; si au lieu de freiner les impulsions néfastes de ces démons naissants — en les désarmant ainsi avant que leur potentiel destructeur avant qu’ils ne parviennent à maturité , plutôt — ils s’érigent en arbitres moralisateurs, tout en alimentant le feu de la volonté qui a permis à ces démons d’entrer dans l’existence humaine. Nous les qualifions de « criminels », et pourtant, les *véritables* criminels sont ceux qui subissent actuellement les conséquences de leur propre manque de prévoyance et de responsabilité. « On récolte ce qu’on a semé. »

Nous nous sommes enlisés dans un état d’inconscience quant au véritable but de notre venue ici-bas — car rien n’arrive par hasard ; il y a toujours une cause. Job 8:11 : « Le jonc croît-il sans marais ? »

Et pour les sceptiques qui ne croient pas en la réincarnation,

considérez ceci : Job 8:9 — « Car nous sommes d’hier, et nous ne savons rien, nos jours sur la terre ne sont qu’une ombre. »

Nous sommes tous venus ici pour régler nos comptes dans cette existence humaine. Si nous  n’avions pas laissé aux « criminels-nés » — *ceux qui sont nés par la volonté du sang* (Jean 1:13) — suffisamment de temps pour arriver à leur pleine maturité. Puisque n’ayant d’autre choix que d’exécuter le plan initial pour lequel le destin les avait envoyés, ils ne seraient pas, à présent, sur le point de porter le coup fatal — un coup que les véritables coupables, ceux-là mêmes qui les ont attirés dans l’existence auraient pu éviter, étant donné que leur véritable destinée était de venir se racheter par des actes salutaires.

Pourtant, se laissant une fois de plus enivrer par les illusions du monde, ils ont laissé échapper l’occasion de se libérer des causes mêmes qui les avaient attirés dans l’existence humaine en ce temps-ci. Le « libre arbitre » dont nous parlons avec tant d’audace consiste en ceci :

Nous avons tous un devoir de mémoire à faire — un devoir de désarmer ces démons *nés du sang* qui n’ont d’autre choix que de se transformer en criminels, prêts à porter le coup fatal à ceux qui n’ont pas su s’acquitter de leurs dettes karmiques — leurs dettes envers le Destin.

« Les morts ont tort. »

Il ne faut pas placer sa foi dans le simple catéchisme chrétien qui affirme : « *Notre destin veut que, c’est lorsque nous mourons, que Dieu nous juge ; et qu’ensuite, qu’Il choisit de nous envoyer au Ciel ou en Enfer, selon nos mérites.* »

Quelle aberration!

On nous avait pris non pas pour des enfants du bon Dieu, mais pour des canard sauvages. 😳

La mort ne devrait pas être une conséquence de notre ignorance (Mon peuple meurt, faute de connaissance) a dit Jésus.
C’est précisément en introduisant des mystères de cette nature au cœur de nos actions par ailleurs innocentes — mystères qui ont pris racine dans nos esprits dès la toute petite enfance, sapant ainsi la nature vertueuse des êtres spirituels que nous sommes véritablement — que nous nous retrouvons plus tard à chercher désespérément des justifications.

Or, la Nature ne joue pas ; la véritable justice prévaudra, quoi qu’il advienne. Ainsi, nous devenons des proies faciles pour ces génies du mal.

Nous rejetons la faute de nos échecs sur Dieu ou sur le Diable imaginaire ; mais qu’avons-nous fait de notre propre libre arbitre, pendant ce temps ?
Il est aussi dit que : La mort est un gain. Pour la gagner , il faudrait savoir bien jouer le jeu de la vie. Lire aussi mon texte sur ce site intitulé : L’existence humaine, un beau drame .

Une lueur de réponse — ou peut-être même la solution — est disponible ici même, sur ce site web. Veuillez lire : frantzrimpel.com/Mon peuple meurt faute de connaissance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.