
Je réfléchissais encore à certaines critiques adressées à Gina par ses détracteurs, mais elle était trop modeste et peu versée en matière de religions pour s’engager dans des polémiques, et cela me chipotait .
Toujours en éveil, je ne savais pas vraiment pourquoi j’avais commandé un livre du grand romancier Guy des Cars, dont j’avais lu les œuvres quarante ans auparavant, mais l’un de ses livres m’avait particulièrement marqué. Comme par magie, je suis allé à ma bibliothèque ce matin, et c’est ce livre qui a attiré mon attention.

Guidé une fois de plus, je suis allé directement au chapitre qui me permettrait de convaincre quelques sceptiques et, sans gueule de bois, d’exprimer mes pensées, envers et contre tous.
Le chapitre s’intitule :
L’ŒUVRE
Moreau venait de pénétrer dans le seul lieu où il avait quelque chance de rencontrer le principal collaborateur et successeur désigné d’André Serval : c’était le cimetière de Bagneux. Après s’être renseigné auprès d’un gardien sur les différentes inhumations qui devaient avoir lieu le jour même, il suivit l’allée centrale. Il allait, jetant de temps en temps un regard sur une inscription dont la banalité était déconcertante. Pour la première fois, depuis qu’il s’était lancé dans l’étrange reportage ressemblant à une enquête, il put réfléchir.
Les allées du cimetière étaient désertes. Les bruits de la grande ville n’y parvenaient que très étouffés : c’était presque le silence. Quelques moineaux et pigeons de Paris sautillaient autour des tombes dont certaines, abandonnées, étaient recouvertes de mousse, envahies d’herbe… D’autres, au contraire, semblaient trop fleuries et donnaient l’impression que de riches familles dont le nom s’étalait com- plaisamment sur la concession – s’étaient adressées à des organisations spécialisées dans la décoration mensuelle de sépultures, devant lesquelles aucun des survivants ne prendrait le temps de venir se recueillir.
« Pourquoi les gens ont-ils si peu le culte de leurs morts en France ? se demandait le journaliste.
Pourquoi transforment-ils ces lieux de repos en sinistres nécropoles ? Pourquoi n’imitent-ils pas les Sud-Américains dont les cimetières restent gais? >>
Au cours d’un reportage qu’il avait fait au Chili, il avait découvert que, dans ce pays jeune, les cimetières sont des lieux de promenade où toute la ville vient le dimanche et les jours de fête.
Le culte des morts, là-bas, est exalté de joie, imprégné de soleil : les enfants jouent au bord des tombes, les étudiants arpentent les allées en récitant des vers et les amoureux échangent de doux serments à l’ombre d’un caveau. Une poésie étrange et heureuse plane sur chaque nécropole : les défunts ne doivent pas s’y sentir oubliés puisque les vivants continuent à les associer aux moments essentiels de leur existence.
Moreau avait écrit un article sur ce sujet, mais le journal, où il travaillait à cette époque, avait refusé de le publier sous prétexte que les lecteurs français auraient été choqués d’apprendre qu’un cimetière n’était pas obligatoirement triste.
Quelques années avaient passé et pendant qu’il avançait entre les rangées de tombes de Bagneux, le jeune homme éprouvait brusquement le besoin irraisonné de redonner un souffle de vie à un cimetière de grande ville.
Il aurait voulu pouvoir extirper les innombrables secrets enfouis sous chaque dalle pour les dévoiler aux indifférents et réparer un peu par ses articles un oubli qui lui semblait injuste. Il se souvenait aussi de cette féerie où les enfants d’un bûcheron se trouvent abandonnés une nuit, dans un cimetière… Grimpés sur le mur de clôture et profilant leurs ombres noires sur un ciel tourmenté, des chats miaulent à la lune… Les saules et les cyprès, caressés par un vent glacial, prennent l’allure inquiétante de fantômes aux bras immenses… Blottis l’un contre l’autre, les petits ont peur et tremblent… L’un d’eux pousse un cri déchirant… Mais ce cri d’enfant opère un miracle les chats cessent de miauler, le vent du soir tombe, les arbres reprennent leur immobilité et les tombes semblent disparaître à jamais sous les fleurs.
Tu vois bien qu’il n’y a pas de morts! dit le plus grand des enfants.
<<< L’enfant de la féerie avait raison », pensait Moreau… Il n’y aurait jamais de morts si les vivants se donnaient la peine de les ressusciter souvent dans leurs souvenirs… Il se devait de ressusciter dans l’esprit de millions de gens la figure prodigieuse de l’homme qui avait rêvé de construire une cathédrale.
Voici la réponse que Gina a failli donner, mentionnant les églises ⛪️, sans préciser (catholiques) car les autres églises protestantes n’auraient pas ce privilège d’accueillir les âmes en détresse, qu’elles conditionnent d’ailleurs en les envoyant attendre la résurrection de Jésus dans le tombeau. Faute de rite de libération des âmes, elles les condamnent à l’enfer de l’au-delà.
Il s’agissait des âmes conditionnées à éprouver de l’aversion pour l’Église catholique, dont Gina entendait les lamentations en passant devant le cimetière.
Pourquoi cette comparaison ? Elle découle de ce qui a été mentionné plus haut, et aussi de la question suivante : pourquoi les Français accordent-ils si peu d’importance à leurs morts ?
C’est parce que dans ce pays, la population est majoritairement catholique, et les rites de libération font du bien aux âmes des défunts, qui suivent le chemin que les officiants leur proposent de suivre, l’encens, l’aspersion d’eau bénite et surtout, le son de la cloche 🔔 (Le Firmament) qui les aide à s’éloigner du monde des mortels qu’elles viennent de quitter pour atteindre le véritable FIRMAMENT.
Je n’accuse ni n’excuse personne.
Je n’ai fait qu’exprimer ma compréhension d’après mes observations et mes expériences.
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LA VÉRITÉ VOUS AFFRANCHIRA. 🙏