La saga Hakime / Rimpel continue.
En réponse aux appréhensions de Jean Yves sur la peur des ténèbres et à sa sœur qui s’interroge sur la dualité du monde, voici en substance mon explication :
L’existence humaine se déroule entre deux courants opposés :
Le courant descendant, fait de peurs, d’instincts, de densité, et le courant ascendant, fait de lucidité, de maîtrise, de paix intérieure.
Naviguer entre ces deux forces est l’apprentissage fondamental de la vie.
Ce n’est pas une lutte, mais une initiation.
Chaque être humain est placé dans ce champ de tension pour apprendre à devenir conducteur de sa propre énergie, à orienter sa vibration plutôt que de se laisser entraîner par celle du monde.
Tant que l’on cherche à modifier les autres, on s’épuise.
Tant que l’on tente de réorganiser le monde extérieur, on se perd.
Mais lorsque l’on comprend que la seule transformation possible est intérieure, alors la mêlée cesse d’être un chaos et devient un terrain d’élévation.
L’ordre du monde : une architecture immuable:
Le monde n’a pas besoin de l’homme pour fonctionner.
Le soleil se lève et se couche sans intervention humaine.
La Lune accomplit ses phases sans jamais dévier de sa course.
Les marées obéissent à une loi que l’homme ne peut ni suspendre ni altérer.
Cet ordre cosmique n’est pas seulement extérieur :
il est le miroir de l’ordre que nous devons instaurer en nous.
Le soleil est la conscience qui doit se lever chaque matin dans notre esprit.
La Lune est la sensibilité qui doit apprendre à croître, décroître, se renouveler.
Les marées sont les émotions qui montent et descendent selon des lois que nous devons comprendre plutôt que combattre.
L’univers nous enseigne que tout est cycle, tout est rythme, tout est loi.
Ce qui semble chaotique n’est que l’expression d’une harmonie que nous n’avons pas encore appris à lire.
Rien ne peut être changé , sauf l’homme.
L’erreur humaine est de croire que le monde est désorganisé.
Mais le monde est parfaitement organisé.
Ce qui ne l’est pas, c’est l’homme.
Le chaos que nous percevons n’est pas dans la création :
il est dans notre incapacité à nous synchroniser avec elle.
Le monde n’est pas un problème à résoudre, mais une partition à apprendre.
Lorsque l’homme cesse de lutter contre ce qui est, il commence à se synchroniser avec ce qui doit être.
Il découvre que la vie n’est pas un combat, mais une orchestration subtile où chaque événement est une note destinée à affiner sa conscience.
Le dépassement de soi : la seule issue.
Le dépassement de soi n’est pas un exploit héroïque.
C’est un changement de fréquence.
On ne s’élève pas en combattant la mêlée, mais en cessant d’y participer intérieurement.
On ne s’élève pas en modifiant les circonstances, mais en modifiant la vibration avec laquelle on les traverse.
Le dépassement de soi est un déplacement du point de conscience.
C’est comme monter sur une montagne intérieure :
Ce qui semblait confus devient clair,
ce qui semblait lourd devient léger,
ce qui semblait menaçant devient initiatique.
L’élévation n’est pas un acte :
c’est un état.
Et lorsque la lumière reviendra, nous comprendrons que…
Et lorsque la lumière reviendra, nous comprendrons que le noir n’était pas une absence de lumière, mais une absence de hauteur.
Nous comprendrons que
la peur n’était qu’un appel à la maîtrise,
que la douleur n’était qu’un rappel de notre profondeur, et que
la mêlée n’était qu’un exercice pour apprendre à voler.
Nous comprendrons que
le monde n’a jamais été contre nous :
il nous formait.
Nous comprendrons que
la lumière n’était pas perdue :
elle attendait que nous la rejoignions.
Conclusion : L’homme comme axe de transformation:
L’ordre du monde est immuable.
La seule variable, c’est l’homme.
Lorsque l’être humain cesse de vouloir transformer l’univers et commence à se transformer lui-même, il découvre que tout ce qu’il cherchait à l’extérieur
était déjà inscrit dans sa propre architecture intérieure.
L’élévation n’est pas une fuite hors du monde, mais une réconciliation avec lui.
C’est ainsi que l’homme dépasse la mêlée :
non en la combattant,
mais en s’élevant au-dessus d’elle.
Un texte d’une grande profondeur, une magnifique invitation à comprendre que la véritable élévation commence à l’intérieur de nous. La lumière n’est jamais vraiment absente : parfois, c’est simplement notre regard qui doit s’élever pour la retrouver.