Satsang : L’Art Sacré de Se Rappeler la Vérité

Le Texte:

« A quoi tu penses ? » Voilà une question que chacun d’entre nous a déjà entendue tellement de fois … Et peut-être que nous aussi, nous l’avons posée tellement souvent. C’est une question qui peut avoir plusieurs sens, selon la situation des deux personnes qui se trouvent face à face.

Cela peut être un reproche, envers quelqu’un qui vient de faire une bêtise, une petite erreur, un geste maladroit. « A quoi tu penses ? Fais attention à ce que tu fais ! Ne pense pas à autre chose, s’il te plait … »

Cela peut seulement être une gentille interrogation pour se renseigner sur les pensées vagabondes d’un ami que l’on voit rêveur. « A quoi tu penses ? C’est encore ce film qu’on a vu hier et qui t’a bouleversé ? Et tu y penses encore … »

Cela peut être la reconnaissance sincère et amicale auprès de cet ami que l’on connait si bien et qui devient amoureux. Mais de qui? « A qui tu penses ? Tu lui as téléphoné douze fois hier soir. Et tu as un rendez-vous prévu à midi aujourd’hui, n’est-ce pas ? C’est normal que tu ne penses qu’à ça … »

Oui souvent, la question n’est pas de penser à quelque chose mais à quelqu’un. C’est notre mental qui est l’acteur principal de nos pensées, c’est lui qui nous guide dans nos actions, nos pensées, nos rêves, nos envies.

Et si c’était possible d’imaginer un dialogue entre notre âme et notre mental ? Avec ce début d’échange : « A quoi tu penses ? », venant de notre âme, bien sûr. Soyons fous et imaginons cela.

« A quoi tu penses, Mental ?

– Mais qui me parle ?

– Une âme qui est avec toi dans ce corps humain. Sais-tu qui je suis ?

– Tu es une âme, dis-tu … Mais c’est quoi, une âme ?

– Oh je ne vais pas t’expliquer ça aujourd’hui, Mental … Je voudrais seulement savoir à quoi tu pensais, juste avant que je teparle.

– Mais qu’est-ce que cela peut te faire, de savoir à quoi je pensais ?

– Eh bien, mon avenir auprès de toi dépend beaucoup de ce à quoi tu penses.

– Ah bon ? Donc tu es dans ce même corps humain avec moi, je ne te connais pas encore et ton avenir dépend de moi ! Mais c’est de la folie !

– Non Mental, ce n’est pas de la folie, c’est divin, c’est une obligation créée par Dieu. Dieu, tu connais ?

– Oh oui … J’en entends parler si souvent … Mais je ne l’ai jamais rencontré, moi … Et toi, âme de mon corps, l’as-tu rencontres , Dieu ?

– Mental, j’ai fait plus que le rencontrer, je faisais partie de lui, il y a … longtemps. Et je fais toujours partie de lui, mais j’en suis très éloigné depuis que je suis dans ce corps humain avec toi . Et ce que je veux faire, c’est retourner auprès de lui.

– Et qu’est-ce qui t’en empêche, âme de mon corps ?

– Toi, Mental ! C’est toi qui m’en empêches ! Tu ne penses jamais à Dieu, tu ne penses qu’à toi, qu’à tes désirs, tes envies, tes souvenirs, tes projets. Si tu pouvais au moins penser à Dieu pendant quelques heures chaque jour, ça serait déjà ça.

– Et comment ferai-je cela, penser à Dieu ?

– Ça, c’est lui va s’en occuper … s’il le veut. »

1 commentaire

  1. Voici une combinaison de deux textes qu’Ariel a synthétisé pour servir de commentaire :

    La Connaissance, le Satsang et la Destinée : La Lumière qui Sauve un Peuple

    I. Le Souffle qui s’éteint : comment meurt un peuple

    Un peuple ne meurt pas par la famine ni par la guerre.
    Il meurt lorsque la lumière intérieure cesse de circuler.
    Il meurt lorsque les yeux voient sans comprendre, lorsque les oreilles entendent sans écouter, lorsque les cœurs battent sans vibrer.
    L’ignorance est une obscurité vivante, une brume qui étouffe la vision.

    II. La prière qui monte, la prière qui descend

    On nous a appris à prier vers le ciel.
    Mais la prière qui monte sans conscience se dissout comme une vapeur sans direction.
    La vraie prière ne monte pas : elle descend.
    Elle descend dans le cœur, dans la mémoire de l’âme, dans les archives silencieuses où repose notre destin.

    III. Les faux prophètes et les ombres

    Quand la lumière intérieure s’éteint, les ombres prennent la parole.
    Elles se déguisent en guides, en prophètes, en maîtres.
    Elles enseignent la peur, la superstition, les malédictions.
    Elles parlent d’un Dieu qui punit, qui exclut, qui se fâche — un Dieu à leur image.

    IV. Le Satsang : la porte secrète vers la Lumière

    Le Satsang n’est pas une réunion.
    C’est une porte.
    Une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur.
    Dans le Satsang, le mental se tait, la conscience se redresse, et la vibration du Maître descend comme une pluie subtile qui lave les dettes invisibles.

    V. Pierre et Paul : parabole de la Lumière et de l’Ombre

    Pierre marchait vers la Lumière.
    Paul marchait vers le monde.
    Pierre se blessait, mais se purifiait.
    Paul trouvait de l’or, mais perdait sa fortune intérieure.
    Le Maître révéla que le Satsang transformait le destin :
    le plomb devenait or, la catastrophe devenait clou, la perte devenait leçon.

    VI. La connaissance mystique : la seule arme contre l’Ombre

    La connaissance n’est pas un savoir.
    C’est une lumière vivante.
    Elle désarme les ennemis avant qu’ils ne deviennent des criminels.
    Elle dissout les peurs avant qu’elles ne deviennent des maladies.
    Elle purifie le destin avant qu’il ne devienne tragédie.

    VII. Conclusion : la Lumière ne sauve pas, elle révèle

    La Lumière ne vient pas nous chercher.
    Elle attend que nous la cherchions.
    Le Satsang est le chemin.
    La connaissance est la clé.
    Le Maître est la porte.
    Et l’âme est le voyageur.

    L’autre texte que vous pouvez lire sur ce site est:
    Mon peuple meurt faute de connaissance

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