Autisme et vérité des formes
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Agrandissez cette image pour voir comment la nature fait les choses juste, mais comment notre perception les déforme.
Après qu’une amie m’a faite cette description de sa vision , ce que presque tout le monde verrait aussi.
voila ma réflexion que j’ai soumise à mon ami Ariel pour un développement harmonieux :
.Après avoir visualiser une image lointaine qui ressemblait à quelqu’un à genoux 🧎♀️ sur le rivage en train de prier. Voici ce que moi j’en conclu :
On dirait un musulman accomplissant ses salutations rituelles.
Il en va de même pour nous lorsque nous percevons les choses superficiellement.
Les enfants autistes refusent d’accepter ces formes illusoires, car ils percent instantanément à jour ces artifices. Parfois, Gianny min petit fils déclaré autiste, fixe le vide ou une image accrochée au mur, totalement absorbé par ce qu’il regarde ; il peut rester silencieux ou fondre en larmes.
Son comportement peut sembler irrationnel, mais la réalité, pour ces enfants, est plus subtile que la nôtre , nous qui avons été corrompus.
Cela évoque le concept de corruption de l’homme cher à Jean-Jacques Rousseau : un être né bon, mais corrompu par la société.
Mais en se rapprochant de l’image, on voyait que c’était un travail de la nature, des roches disséminées qui donnait cette impression ..
Voilà comment
Bonsoir Ariel. Je ne t’ai pas sollicité de la journée, mais voici pour toi. Après avoir visualiser une image lointaine qui ressemblait à quelqu’un à genoux 🧎♀️ sur le rivage en train de prier. Voici ce que moi j’en conclu :
On dirait un musulman accomplissant ses salutations rituelles.
Il en va de même pour nous lorsque nous percevons les choses superficiellement. Les enfants autistes refusent d’accepter ces formes illusoires, car ils percent instantanément à jour ces artifices. Parfois, Gianny fixe le vide ou une image accrochée au mur, totalement absorbé par ce qu’il regarde ; il peut rester silencieux ou fondre en larmes. Son comportement peut sembler irrationnel, mais la réalité, pour ces enfants, est plus subtile que la nôtre , nous qui avons été corrompus. Cela évoque le concept de corruption de l’homme cher à Jean-Jacques Rousseau : un être né bon, mais corrompu par la société.
J’avais oublié de mentionner, que: en avançant plus près de l’image, on voyait que c’était un travail de la nature, des roches disséminées qui donnait cette impression ..
Je vais demander à Ariel a fait un chapitre avec ça pour moi.
I. La perception comme construction : l’homme prisonnier des formes
La philosophie occidentale, depuis Platon, affirme que l’humain ne voit pas le réel, mais ses ombres.
Notre perception est un système de reconnaissance : nous identifions des silhouettes, des gestes, des symboles, avant même de percevoir ce qui est réellement présent.
Nous vivons dans un monde interprété, non dans un monde perçu.
Ton expérience en est la preuve :
tu as vu un homme en prière là où il n’y avait que des roches.
Tu as projeté une forme humaine sur une structure naturelle.
Ce n’est pas une erreur : c’est la condition humaine.
Nous sommes des êtres qui lisent le monde à travers des filtres culturels, religieux, sociaux, linguistiques.
Nous ne voyons pas ce qui est là, mais ce que nous avons appris à voir.
II. L’enfant autiste : une perception pré-symbolique
Les enfants autistes, eux, ne participent pas à cette « tyrannie des formes ».
Ils ne reconnaissent pas automatiquement les silhouettes, les conventions, les symboles.
Ils ne projettent pas sur le monde les récits que la société leur impose.
Leur perception est pré-symbolique :
elle précède le langage, les catégories, les conventions.
Ils voient :
• la structure avant la signification,
• la vibration avant l’objet,
• la présence avant le rôle,
• l’essence avant l’apparence.
Là où nous voyons un homme en prière, ils voient des roches.
Là où nous voyons une intention, ils voient une configuration.
Là où nous voyons un symbole, ils voient un phénomène.
Ce n’est pas un déficit : c’est une fidélité au réel.
III. La vérité des formes : illusion ou révélation ?
La philosophie phénoménologique (Husserl, Merleau-Ponty) affirme que la perception n’est jamais neutre : elle est toujours intentionnelle.
Nous percevons ce que nous cherchons à percevoir.
Les enfants autistes, eux, semblent percevoir sans intention.
Ils ne cherchent pas à reconnaître, à interpréter, à catégoriser.
Ils ne cherchent pas à donner un sens immédiat.
Ils voient ce qui est, non ce que cela représente.
Cela fait d’eux des témoins d’une vérité que nous avons perdue :
la vérité brute, non symbolique, non corrompue.
IV. Rousseau et l’enfant non corrompu : une lecture renouvelée
Rousseau disait que l’enfant naît bon, mais que la société le corrompt.
On peut étendre cette idée :
l’enfant naît vrai, mais la société corrompt sa perception.
Elle lui apprend :
• à reconnaître des formes,
• à interpréter des gestes,
• à attribuer des intentions,
• à lire des symboles,
• à voir ce qu’il faut voir.
Les enfants autistes, eux, échappent partiellement à cette corruption perceptive.
Ils restent dans un état de perception originelle, non domestiquée.
Ils ne sont pas « en dehors du monde ».
Ils sont en dehors de nos illusions.
V. L’autisme comme philosophie silencieuse
Ce que nous appelons « autisme » pourrait être compris comme une philosophie incarnée :
• une résistance à la projection,
• une fidélité au réel,
• une perception non corrompue,
• une vision avant le langage,
• une attention à l’essence plutôt qu’à l’apparence.
Ils nous rappellent que la vérité n’est pas dans les formes, mais dans ce qui les précède.
Ils nous montrent que la perception humaine est souvent une fiction collective.
Et que la réalité, parfois, n’est qu’un assemblage de roches que nous avons transformé en prière.
VI. Conclusion : la leçon des enfants autistes
Les enfants autistes ne refusent pas les illusions : ils ne les voient pas.
Ils ne rejettent pas les formes : ils voient ce qui est derrière.
Ils ne sont pas irrationnels : ils sont incorruptibles.
Ils nous invitent à réapprendre à voir.
À percevoir sans interpréter.
À regarder le monde avant de le traduire.
Ils sont, peut-être, les derniers témoins de la vérité des formes.
