LA MEDECINE, C’EST QUOI ?

  • Médecine conventionelle, médecine naturelle, médecine alternative et médecine holistique.

Toutes sont des approches conçues pour aider les individus, qu’ils soient statiques ou dynamiques, à endurer l’existence avec moins de souffrance.

Voici le récit de l’une de mes réussites en dehors de mon domaine professionnel, une réussite qui semble empiéter sur la science médicale, tout comme mon livre sur l’autisme, mais que personnellement, je considère comme complémentaires.

Car bien avant l’avènement de la science, les hommes vivaient et mouraient peut-être avec une assistance plus éclairée de nos jours, mais un seul dénominateur commun à toutes ces approches et qui ferait une grande différence, c’est l’amour du prochain, car un fait est certain :

Nous nous avançons tous vers une fin.

Je n’irai pas jusqu’à prétendre ni affirmer que l’on ne saurait retrancher ni ajouter le moindre iota à la vie d’une personne, ou que nos souffles sont comptés, car j’observe que, loin de se compléter mutuellement, ces diverses approches se fragmentent et se dispersent, et ce, au détriment des êtres humains qui doivent écouler un quota de vie pour accomplir certaines tâches.

Et c’est la raison pour laquelle entre autres, je vous raconte cette histoire aujourd’hui.

Ce fut une entreprise assez osée, à l’image de bien d’autres projets que j’ai menés tout au long de ma vie, des projets que je peux revendiquer fièrement avoir menés à bien, bien que, assurément, non sans le soutien de collaborateurs issus d’autres disciplines ç’aurait été difficile. C’est pourquoi je me décris comme une voix qui crie dans le désert, une voix qui aspire à résonner de manière mélodieuse lorsqu’elle est perçue par des oreilles averties.

Il y a trois mots que j’aime entendre : « problème » « difficile » et « impossible ».

Dès que je les entends, quelque chose s’éveille en moi et me pousse à me transcender.  C’est ce que la quatrième de couverture de mon livre propose à chacun de faire. Pour cela, aucun sacrifice n’est trop grand quand c’est pour le bien-être de l’humanité.

Est-ce aussi pour cela que, chaque fois que je me retrouve dans une situation où l’on tente de me pousser à faire comme tout le monde, je m’éclipse gentiment.  Je n’aime pas le formalisme pour ne pas tomber dans l’injustice.

L’histoire de ce Nonagénaire qui attendait impatiemment de fêter ses 100 ans, a 98 ans, il s’était fait extraire sa première dent. Lui-même dentiste de profession qu’il n’avait pas exercé pendant longtemps, puisqu’il avait accepté un poste de diplomate en Italie, et n’a plus exercé après son retour.

Apparemment, dès qu’on entre dans cette arène, on n’en sort plus, mais lui avec sa tête de communiste, il n’a plus poursuivi dans cette voie.

Puisqu’il n’avait pas l’instinct suicidaire comme la majorité d’entre eux.

Il faut dire qu’il disposait d’autres moyens de vivre confortablement, étant l’héritier fortuné d’un établissement hôtelier renommé, dont il vivait des revenus.

Un bel homme noir aux dents blanches, ce qui le rendait encore plus charmant qu’il ne l’était déjà par son éducation hors pair en tant que petit-fils de président de la république. À part le Français qu’il parlait à perfection, mais, pour avoir vécu en Italie quelques temps, il parlait aussi cette belle langue et l’anglais.

Vous voyez le portrait ! 

Bien portant et lucide, quelqu’un qui savait comment se comporter en société et qu’on voudrait avoir à sa table pour avoir de l’animation saine et plaisante.

Sa seule faiblesse, c’étaient les femmes, et le fait qu’il était, peut-être, un peu trop sentimental.

Depuis que j’étais devenu son chaperon, d’abord parce qu’il avait officié comme premier témoin à mon mariage, puis, par une sorte de droit acquis, en tant que son fils adoptif après la perte de son unique fils biologique, et compte tenu de son grand âge, sa principale activité sociale consistait en une interminable succession de funérailles. Cela impliquait ma participation à ces événements, ce qui me permettait de rencontrer un grand nombre de personnes, en plus de celles que je côtoyais dans le cadre de mon travail professionnel. C’était devenu une obligation tacite d’être toujours disponible pour le conduire à ces rassemblements. Il lui arrivait fréquemment de s’évanouir à des moments précis de ces cérémonies. Bien qu’il se prétendît athée, lors de ces offices, j’ai dû toujours apporter des dragées qu’il pouvait sucer afin de faire remonter son taux de glycémie chaque fois qu’il perdait connaissance.

Ancien camarade de classe du propriétaire de l’hôtel où j’ai achevé ma carrière de cinquante ans dont les vingt dernières années en tant que directeur général. Il était un invité assidu des bals hebdomadaires organisés chaque jeudi soir. Ces soirées proposaient un buffet créole que les clients étrangers adoraient et qui attirait la crème de la société locale.

Danseur accompli, il invitait les épouses des touristes à faire un tour de piste et très souvent à la demande de ces dernières encourageant ainsi leurs maris à suivre le mouvement.

Il intégra la famille à la fin des années 1970, à la suite du décès de leur fils — une perte qui laissa un vide profond, particulièrement pour le père, qui lui demanda par la suite de venir s’installer à l’hôtel dans une chambre qu’il a occupé pendant un bon bout de temps, et par la suite, à la mort de son compagnon de jeunesse , il est allé occuper une chambre a la maison familiale attenante à l’hôtel , ceci nous avait permis de réintégrer la chambre qu’il occupait depuis un certain temps et la rentrer dans l’inventaire des chambres qui pourrait apporter des revenus supplémentaires .

Proposition qu’il accepta sans hésiter, car il vivait seul avec sa servante que sa mère avant de mourir lui avait confiée, avec pour instruction de veiller l’un sur l’autre jusqu’à ce que mon ami, parrain et père adoptif se marie ; un mariage qui eut bel et bien lieu, bien qu’il fût de courte durée. Moi-même, je ne l’ai connu que comme un célibataire.

1 commentaire

  1. Ce commentaire fait office de suite à l’histoire — une série d’événements qui m’avaient, jusqu’alors, échappé.
    En ce dimanche de Pâques,
    après avoir savouré un copieux dîner — un repas qu’il avait animé avec son entrain habituel — mon patient et moi nous sommes installés ensemble. C’était un festin de choix, bien que la liste des invités fût des plus exclusives : il n’y avait que lui, ma femme et moi-même. Nous avions délibérément choisi de n’inviter personne d’autre, souhaitant le mettre davantage à l’aise afin de pouvoir poursuivre sa thérapie.
    Pour assurer encore mieux son confort — tout particulièrement au moment du dessert, un instant qu’il affectionne et pour lequel nous avions préparé une douceur spéciale — je lui suggérai de nous retirer au salon.
    Cela semblait une initiative opportune, car notre conversation commençait à prendre une tournure politique — un sujet sur lequel il tenait absolument à rester parfaitement informé.
    Comme guidé par une force invisible, je me sentis inspiré de lui tendre un livre détaillant les grandes réalisations de la présidence de Magloire. À notre stupéfaction la plus totale, il se révéla incapable de lire ; lorsque je le pressai d’essayer — allant même jusqu’à l’aider à déchiffrer une seule phrase — sa tête bascula soudain sur le côté et il se mit à ronfler.
    Ma femme, accompagnée de Chantale — mon infirmière, qui venait de terminer son propre repas dans l’office — me rejoignit alors dans une petite pièce attenante qui nous servait de salon familial.
    Ensemble, nous nous efforcions de donner un sens à la révélation dont nous venions d’être témoins.

    Car, si notre patient s’était montré jusque-là incapable de marcher — nécessitant l’aide conjointe d’une canne et d’un accompagnateur pour soutenir son poids —
    une autre grande surprise nous attendait désormais. Nous le vîmes s’approcher de nous, totalement sans assistance et sans la moindre hésitation, demandant simplement où il pourrait trouver des toilettes.
    Je me précipitai à ses côtés pour lui offrir mon aide, car il avait déjà parcouru une distance considérable, du salon jusqu’à l’endroit où nous nous tenions.
    Une fois arrivé aux toilettes, il parvint à se dévêtir entièrement sans aide ; je me retirai alors discrètement pour lui préserver son intimité.
    Je l’attendis dans ma chambre, qui se trouvait être la pièce jouxtant les toilettes qu’il utilisait. Je l’entendis alors me lancer jovialement : « Rim » — c’était le surnom qu’il employait habituellement pour s’adresser à moi. Il dit : « Donne-moi des sous-vêtements pour que je puisse retirer cet accoutrement de bébé. » Je m’exécutai, car je vis qu’il avait repris le contrôle sur ce point.
    Lorsqu’il réapparut, il vint s’asseoir avec nous et me demanda de lui faire un rapport complet — du début à la fin — sur son état, étape par étape. Je lui dressai un bilan exhaustif et lui racontai comment il avait oublié la lecture — tout en ajoutant que nous ferions un nouvel essai une fois de retour chez lui, plus tard dans la journée.

    Heureusement, après quelques tentatives, sa mémoire revint ; il lut alors une page entière d’un livre sans le moindre signe de fatigue.

    Je partis ce jour-là à onze heures du soir.
    Quelque temps plus tard, le professeur Wesner Désir — représentant la Radio et Télévision Nationale — l’approcha. Souhaitant réaliser une émission consacrée à l’écrivain Jacques Roumain (auteur de *Gouverneurs de la Rosée*) afin de commémorer un anniversaire particulier, il lui demanda de lui accorder un entretien télévisé, faisant valoir qu’il avait connu Jacques personnellement et qu’il était resté proche de sa famille.

    Et voilà : une belle réussite.

Répondre à Frantz Rimpel Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.