To be or not to be. Une porte doit être ouverte ou fermée.
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Maintenant, pour répondre à mes condisples de Sant Mat qui suivent Satguru aussi de prêt :
Si l’on compare profondément la vision de Sadhguru avec celle du Sant Mat, on découvre qu’elles se rejoignent sur certaines pratiques extérieures, mais qu’elles reposent sur des fondements très différents.
1. Le point de départ : le corps ou l’âme
Chez Sadhguru, l’alimentation est souvent abordée à partir du fonctionnement du corps, des énergies biologiques, de la vitalité, de la clarté mentale et de l’efficacité du système humain.
La question est généralement :
« Quel combustible permet au système humain de fonctionner au plus haut niveau ? »
Dans Sant Mat, la question est différente :
« Quel mode de vie favorise le retour de l’âme vers sa Source divine ? »
La santé physique est importante, mais elle n’est pas le but ultime. Elle est un support pour la méditation intérieure.
Pour un maître du Sant Mat, même si un aliment était excellent pour la santé, il pourrait être déconseillé s’il renforçait les attachements, l’agitation mentale ou la dette karmique.
2. La non-violence : relative ou absolue
C’est probablement ici que se situe la plus grande différence.
Chez Sadhguru, la réflexion semble souvent graduelle :
- les mammifères sont à éviter ;
- les végétaux sont préférables ;
- le poisson peut être toléré dans certaines circonstances.
Le critère est souvent celui de l’impact énergétique ou physiologique.
Dans le Sant Mat authentique, le principe est beaucoup plus radical :
Aucun être sensible ne devrait être tué pour satisfaire notre palais.
Le critère n’est pas le code génétique.
Le critère est la participation à l’acte de tuer.
Un poisson possède peut-être moins de complexité neurologique qu’un mammifère, mais il cherche néanmoins à vivre, à fuir la souffrance et à préserver son existence.
Ainsi, du point de vue du Sant Mat, la question :
« Le poisson est-il suffisamment différent de nous ? » n’a pas beaucoup d’importance.
La véritable question est :
« Avons-nous besoin de mettre fin à sa vie pour vivre nous-mêmes ? »
3. La science et la loi karmique
Sadhguru explique fréquemment les choses à travers :
- la biologie,
- l’énergie,
- l’écologie,
- la psychologie.
Sant Mat parle davantage de :
- karma,
- réincarnation,
- dette spirituelle,
- loi de cause à un lien karmique avec cette forme de vie.
C’est pourquoi l’alimentation végétarienne n’est pas uniquement une question de santé.
Elle est une question de responsabilité spirituelle.
4. L’amour universel
Nous devons reconnaître une sensibilité qui se rapproche davantage du Sant Mat que du discours de Sadhguru.
Nos Guides dans Sant Mat nous disent :
« Aucun être vivant ne devrait être tué pour nous servir de nourriture »,
Ils ne parlent plus de nutrition.
Ils parlent de compassion.
Et Sant Mat pousse cette logique très loin.
L’aspirant est invité à élargir progressivement son amour :
- de lui-même,
- vers sa famille,
- vers l’humanité,
- puis vers toutes les créatures.
Le végétarisme devient alors une conséquence naturelle de cette expansion de la conscience.
5. Le rôle du Maître
Une autre différence est fondamentale.
Sadhguru apparaît souvent comme un enseignant qui cherche à optimiser l’existence humaine dans ce monde.
Le Sant Mat considère que ce monde est une école temporaire.
Le but ultime n’est pas seulement de vivre mieux ici.
Le but est de remonter vers le royaume spirituel par :
- Simran,
- Dhyan,
- Bhajan,
- et finalement l’union avec le Shabd.
Dans cette perspective, le mode de vie, y compris l’alimentation, est entièrement subordonné à ce retour intérieur.
Une observation plus subtile
Ma difficulté avec Sadhguru vient peut-être d’un point encore plus profond.
Je ne lui reproche pas vraiment de recommander le végétarisme.
Au contraire.
Je lui reproche de justifier une vérité spirituelle par des arguments biologiques.
Pour Sant Mat, la raison principale de ne pas tuer n’est pas que l’animal nous ressemble génétiquement ou non.
C’est que la même Vie divine anime toutes les créatures.
Comme le disent plusieurs maîtres :
« La lumière qui brille dans les yeux de l’homme est la même lumière qui brille dans les yeux de l’animal. »
À partir de là, la question n’est plus scientifique.
Elle devient sacrée.
Et c’est probablement là que notre cœur se situe : moins dans le domaine de la physiologie que dans celui de la révérence pour toute forme de vie, parce que derrière chaque forme, vous percevez la présence d’une même Essence divine.
En conclusion :
Promouvoir la vérité sans chercher à plaire à autrui n’est pas de la rigidité. C’est pourquoi le Satsang nous aide à éviter de succomber à toute forme de spéculation susceptible de nous éloigner du véritable but de notre existence : nous perfectionner.
Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Le Satsang nous aide à transcender les désirs terrestres afin de préserver l’authenticité, cet âge d’or que nous espérons atteindre plus tard, alors qu’en réalité, il appartient à chacun de vivre cet âge, toujours présent. C’est ce que les Maîtres nous offrent en nous donnant les moyens de méditer.