III. La Glande Pinéale — L’Œil qui n’a Jamais Fermé
Si l’hypothalamus est le chef d’orchestre, la glande pinéale est le hautboïste mystérieux assis au fond de l’orchestre — celui que personne ne regarde vraiment, mais dont la mélodie traverse tout le reste et donne au concert sa dimension secrète. La biologie moderne la traite avec une certaine désinvolture : une petite glande de la taille d’un grain de riz, nichée au centre du cerveau, productrice de mélatonine, régulatrice du rythme circadien. Rien de plus, rien de moins. La science y voit une horloge biologique. La tradition ésotérique, elle, y voit le monocle du ciel — l’œil de Dieu mal compris par la biologie moderne.
René Descartes, ce philosophe que l’on cite toujours pour son rationalisme et que l’on oublie souvent pour son mysticisme discret, affirmait que la glande pinéale était le siège de l’âme, le point de jonction entre la res cogitans — la chose pensante — et la res extensa — la chose étendue, matérielle. Il avait peut-être raison, mais pour de mauvaises raisons. Car la glande pinéale n’est pas simplement le siège de l’âme au sens philosophique : elle est le relais subtil, le transducteur entre les fréquences du monde physique et celles des plans supérieurs. C’est le troisième œil dont parlent toutes les traditions sans exception — depuis l’Ajna chakra du yoga tantrique jusqu’à l’Œil d’Horus de l’Égypte ancienne, dont l’anatomie reproduit avec une précision troublante la configuration de la glande pinéale entourée du thalamus.
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« Ses yeux étaient comme une flamme de feu, et sur sa tête il y avait de nombreux diadèmes. » Apocalypse 1:14 |
Cette « flamme de feu » n’est pas une métaphore guerrière : c’est la description, dans le langage symbolique de l’Apocalypse, d’une conscience dont le troisième œil est pleinement éveillé, dont la glande pinéale vibre à sa fréquence maximale, sans filtre, sans voile. Et c’est ici que l’autisme entre dans la conversation de la manière la plus fascinante qui soit.
Dans une lecture ésotérique cohérente avec les données biochimiques disponibles, les personnes autistes présenteraient une glande pinéale moins calcifiée que la moyenne — ou, plus précisément, une glande dont les mécanismes de filtrage social, opérés par le cerveau gauche et ses conventions, seraient moins contraignants. La calcification de la glande pinéale, que l’on observe dès l’adolescence chez la plupart des adultes modernes sous l’effet du fluorure, de la lumière artificielle et du stress chronique, est symboliquement assimilée à la fermeture progressive de la conscience intuitive. L’autisme, dans ce cadre, peut être compris comme une forme de décalcification naturelle— un état de réception brute et non censurée, où le voile de Maïa, cette illusion fondamentale qui nous fait croire que le monde physique est tout ce qui existe, est plus fin, plus transparent, parfois presque inexistant.
Ce n’est pas un privilège sans coût.
Voir à travers les voiles est épuisant lorsque le monde autour de vous a bâti toute son architecture sociale sur la solidité de ces mêmes voiles. Mais c’est une vision. Une vision authentique, d’une profondeur que ceux qui n’ont jamais connu cet état de réception amplifiée ne peuvent qu’entrevoir, comme on contemple le soleil — brièvement, les yeux mi-clos, avec une crainte mêlée d’admiration.
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IV. Le Corps Astral — Voyager sans Billet
Il existe, dans la tradition hermétique et dans les écrits de la Théosophie, un concept que les pragmatiques trouvent irritant et que les poètes trouvent inévitable : celui du corps astral.
Ce double lumineux, ce vêtement de lumière que l’âme revêt entre deux incarnations — et même pendant —, est décrit dans de nombreuses traditions comme le siège des émotions, des rêves, et des facultés perceptives qui dépassent les cinq sens ordinaires.
Il n’est pas le corps physique, bien qu’il lui soit superposé comme un calque de lumière sur une carte géographique.
Chez la plupart des êtres humains incarnés, le corps astral est solidement ancré dans le physique par ce que les traditions orientales appellent le cordon d’argent — un lien subtil, presque une laisse cosmique bienveillante, qui empêche l’âme de trop s’aventurer hors de sa demeure charnelle pendant le sommeil. Mais chez certaines âmes — et les personnes autistes semblent appartenir à cette catégorie dans une proportion remarquable —, l’ancrage est moins ferme. Le corps astral est, pour ainsi dire, un voyageur fréquent. Il prend des excursions non programmées. Il revient avec des impressions que le cerveau physique peine à traduire en mots.
C’est peut-être là la clé de lecture la plus miséricordieuse que l’on puisse offrir aux « absences » caractéristiques de l’autisme. Ces regards perdus dans le vide, ces moments de décrochage apparent, ces rêveries profondes au milieu d’une conversation : ne sont-ils pas, en réalité, des excès de présence sur un autre plan plutôt que des déficits d’attention sur celui-ci ? L’âme autiste ne s’absente pas. Elle fait une navette. Elle est, en ce sens, la passagère la plus aventureuse de la Création — celle qui voyage sans billet parce qu’elle connaît le contrôleur depuis avant la naissance.
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L’astrologie nous enseigne que le corps astral est directement influencé par les configurations planétaires au moment de la naissance. La carte natale n’est pas un destin figé — c’est la signature vibratoire du corps astral au moment où il a choisi de s’incarner dans un contexte cosmique particulier. |
Les groupes sanguins, dans cette lecture, jouent également un rôle non négligeable dans la manière dont le corps astral s’interface avec le physique. Le groupe A, avec sa constitution physiologique plus sensible aux inflammations et sa nature réflexive, semble plus poreux aux influences astrales — comme si la frontière entre ses corps était naturellement plus fine. Le groupe B, lui, manifeste une énergie plus tellurique, plus ancrée dans le rythme biologique et l’instinct. Le groupe O, surtout rhésus négatif, présente une configuration particulièrement intéressante sur laquelle nous reviendrons dans la section suivante. Ces correspondances ne sont pas des dogmes — elles sont des intuitions à explorer avec discernement, des pistes symboliques dans un paysage où la biologie et le symbolisme se parlent enfin dans la même langue.
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« Au milieu d’eux, il y avait quatre êtres vivants, dont l’aspect ressemblait à celui de l’homme. » Ézéchiel 1:5 — vision des quatre vivants comme représentation des quatre corps subtils |
Il y avait ce grand musicien nommé Émile Volel — dont je garde un souvenir précieux — qui était devenu un ami.
C’était un artiste « homme-orchestre ».
Ce gentleman avait acheté un clavier Yamaha auprès chez Raoul Denis le représentant de cette marque en Haïti. Or, trois ans après qu’il eut commencé à l’utiliser, des modèles plus récents et plus perfectionnés étaient apparus sur le marché.
Remarquant que j’étais un admirateur — et que j’appréciais sincèrement sa musique — et comme il me laissait de temps à autre m’exercer sur son instrument, il me proposa de me revendre ce modèle plus ancien. Je le lui rachetai pour 800 dollars. Il avait besoin de cette somme pour financer l’acquisition d’un autre clavier — un modèle coûtant 5 000 dollars. Le nouveau clavier offrait des sonorités extraordinaires dont l’ancien en était dépourvu — à une exception près. L’ancien modèle comportait une banque de sons incluant le trombone et l’harmonica ; bien que le nouveau proposât techniquement ces mêmes options, celles-ci sonnaient si artificiellement qu’elles lui parurent totalement factices. Pourtant, il adorait s’accompagner au trombone et à l’harmonica sur la quasi-totalité de ses chansons. Par conséquent, presque chaque week-end — et chaque fois qu’il avait une soirée dansante à animer — il m’appelait pour me demander s’il pouvait m’emprunter mon clavier. Il le voulait que pour pouvoir jouer ces sonorités spécifiques de trombone et d’harmonica, qui sonnaient presque comme naturel.
La situation en arriva à un point où j’avais l’impression d’avoir souscrit un abonnement permanent à son service.
Pour plaisanter, un jour, je lui dis : « Mon cher ami, tu devrais vraiment me verser une commission sur chaque soirée dansante que tu animes !
Car il me faisait travailler , en me faisant transporter le clavier qui pesait. ! »
Pourquoi je fais cette parallèle avec l’Intelligence Artificielle ?
Pour montrer qu’un animal possède des capacités que l’IA ne possède pas. La sensibilité.
J’avais autrefois un chien à la maison — un croisement entre un Doberman et une autre race — mais c’était un animal magnifique : d’un noir lustré et doté d’un corps assez longiligne. Je nourrissais ce chien exactement comme je me nourrissais moi-même ; Plus précisément, j’ai interdit à quiconque de lui donner de la nourriture à base de viande. Mon guide spirituel m’avait enseigné ceci : « Tu n’as aucun droit de contraindre tes parents, tes amis ou quiconque d’autre à s’abstenir de manger de la viande, car ils possèdent les facultés de discernement et de jugement.
En revanche, ton chien relève de ta responsabilité directe ; tu n’as donc aucun droit de le nourrir de viande ou de tout autre produit d’origine animale. » Et, de fait, le chien devint végétarien, adoptant exactement le même régime alimentaire que le mien.
Et tous les membres du foyer respectèrent mes prérogatives.
Cela dit, s’il arrivait qu’un rat 🐀 ou un poulet 🐓 croise son chemin, l’affaire tournait mal pour eux ; on ne voyait plus alors que la queue du rat ou les plumes du poulet. Cela démontre simplement qu’un animal est doté d’instincts animaux — instincts qui demeureront assurément inchangés jusqu’à une vie future, où ils pourraient être transformés par la force de notre exemple positif. Tous comme pour nos parents qui parleront du bien de nous qu’après notre départ.
Je ne saurais dire si c’était la conséquence directe de ce traitement, mais ce chien développa une sensibilité telle qu’elle me laissa croire qu’il était la réincarnation d’un musicien.
Pour reprendre une expression de mon ami Émile Volel : J’aimais jouer de l’harmonica, et à chaque fois, ce chien poussait des hurlements comme s’il chantait une chanson, ma femme me disait alors : « Oh, ne joue pas de cet instrument ! Tu fais souffrir le chien ! » — ignorant que sa c’était en réalité une manifestation de joie ; qu’il était, en fait, un « chien-musicien » dont l’âme même vibrait au son de l’harmonica.
Pour comprendre le problème
d’Émile, je tentai un jour une expérience : je jouai ces mêmes morceaux — cette fois en utilisant la fonction « harmonica » de mon clavier électronique — tout en étant assis juste à côté du chien. Il ne manifesta absolument aucune réaction — rien de comparable à la réponse qu’il donnait face à l’harmonica véritable. Mais dès l’instant où je repris la « simple » harmonica en main, il se mit immédiatement à « chanter ».
Un jour, alors que j’étais à mon travail , je racontai cette anecdote au personnel, mais ils refusaient tout simplement de me croire.
Je demandai donc à ma fille d’aller jouer de l’harmonica pour le chien ; celui-ci se mit aussitôt à « chanter » — poussant un hurlement doux et léger — et les membres du personnel furent ravis de constater que je leur avais dit la vérité.
Tout cela démontre que, même si l’on tente de refouler sa véritable nature, celle-ci finit toujours par revenir au galop.
Pour nous consoler, disons-nous que l’intelligence artificielle ne pourra jamais véritablement remplacer les humains ; elle est dépourvue de sentiments — ce n’est rien d’autre qu’un robot 🤖. Quoi qu’il en soit, donnons une immense salve d’applaudissements pour nous les hommes ! 👏 👏 👏.