Mon livre sur L’autisme en toute simplicité


« Tu fixeras sur ce pectoral des pierres serties… douze pierres correspondant aux noms des fils d’Israël… comme des sceaux, chacune avec le nom de l’une des douze tribus. »

Exode 28:17-21

Le Pectoral du Grand Prêtre — cet ornement sacré décrit avec une précision remarquable dans le livre de l’Exode — est bien plus qu’un bijou liturgique. C’est une carte astrale complète gravée en minéraux : douze pierres pour les douze tribus, soit une représentation des douze archétypes zodiacaux dans le langage de la géologie sacrée. Chaque pierre résonne avec une configuration planétaire particulière, un tempérament d’âme particulier, une fonction vibratoire particulière dans le grand orchestre de la Création.

En portant cette carte de pierres sur la poitrine, le Grand Prêtre portait, littéralement, le zodiaque sur son cœur — il était le pont vivant entre la géologie et la théologie.

Pour les personnes au groupe sanguin O rhésus négatif — groupe dont la particularité immunologique et anthropologique est elle-même source de nombreuses spéculations scientifiques et symboliques —, les pierres de protection comme l’obsidienne volcanique et la tourmaline noire semblent avoir une affinité particulière.

Comme si ce groupe, que certains chercheurs indépendants associent à des origines génétiques atypiques et à une sensibilité nerveuse accrue, avait besoin d’un bouclier vibratoire plus dense, plus opaque, plus terrien, pour naviguer dans un monde auquel il appartient pleinement mais dont les fréquences lui coûtent plus cher qu’aux autres.

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VII. Les Ténèbres comme Matrice — Éloge de la Nuit

Il est temps de réhabiliter les ténèbres. Non pas les ténèbres de la peur, non pas l’obscurité du désespoir — mais la nuit primordiale, la matrice originelle, le ventre cosmique d’où toute lumière est issue et vers lequel toute lumière, après son voyage, finira par revenir.

Dans la pensée occidentale dominante, héritière d’un dualisme manichéen parfois mal digéré, les ténèbres sont associées au mal, à l’absence, à la mort. C’est une erreur de lecture d’une profondeur tragique.

« La terre était informe et vide ; les ténèbres étaient à la surface de l’abîme. »

Genèse 1:2 — avant même la lumière, il y avait le potentiel

Les ténèbres, dans la Genèse, ne sont pas le problème que la lumière vient résoudre. Elles sont la condition de la lumière — son contexte, sa matrice, sa mère silencieuse. Avant la lumière, il y avait le potentiel pur. Avant la manifestation, il y avait le possible infini. Et ce possible infini portait un nom : l’abîme. Tehom, en hébreu — un mot féminin, profond, utérin. Les ténèbres comme utérus du cosmos. La nuit comme condition nécessaire de tout ce qui viendra au jour.

La biologie elle-même sacralise les ténèbres. La glande pinéale — cet œil qui n’a jamais fermé — fonctionne précisément dans l’obscurité. C’est la nuit, et seulement la nuit, que la mélatonine est sécrétée en abondance : cette molécule-clé non seulement du sommeil, mais aussi, selon des recherches récentes, de la protection cellulaire, de l’immunité, et peut-être même — selon les lectures les plus audacieuses de la neurochimie — d’états de conscience modifiée proches des expériences mystiques.
La nuit est l
e laboratoire de la pinéale. L’obscurité est sa condition de travail.
Et ceux qui ont peur du noir ne savent peut-être pas encore qu’ils ont peur du plus grand atelier de transformation de leur propre être.

L’enfant autiste — l’âme qui voit trop —, dans cette lecture, est un enfant de la nuit intérieure. Il perçoit ce qui n’est pas encore visible, ce qui n’est pas encore formulé, ce qui n’est pas encore entré dans le langage collectif.
Il est un être du potentiel pur, un habitant de l’abîme originel, un passager du tehom cosmique. Et si cela l’isole parfois dans un monde qui préfère les certitudes allumées à la puissance du possible obscur, c’est le prix inévitable de la vision prophétique — ce regard qui voit non pas ce qui est, mais ce qui sera.

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VIII. Clôture — Le Temple n’est pas en Ruines

Le temple intérieur dont nous avons exploré l’anatomie tout au long de ce chapitre — la colonne-arbre de vie, l’hypothalamus-forge, la pinéale-œil, les corps subtils en navette permanente entre les plans — n’est pas un temple en ruines. Il n’a jamais été abandonné. Il n’a jamais été détruit. Il a simplement été construit selon un plan d’architecte que peu de personnes ont appris à lire, parce que ce plan est rédigé dans une langue qui précède toutes les langues humaines : le langage de l’âme.

Ce que le monde appelle les « troubles » du spectre autistique, ce temple intérieur les connaît comme des caractéristiques architecturales spécifiques — des voûtes plus hautes que la normale, des fenêtres plus larges qui laissent entrer plus de lumière et de vent, des fondations plus profondes qui touchent des nappes phréatiques spirituelles que les bâtiments conventionnels n’atteignent jamais. Ce n’est pas une architecture brisée. C’est une architecture sacrée mal documentée.

L’invitation, au terme de ce chapitre, n’est pas de chercher la guérison de l’autisme. C’est de chercher la clé de lecture — ce moment de bascule où l’on cesse de voir un problème à résoudre et où l’on commence à percevoir un langage à apprendre.
Chaque comportement atypique est une phrase dans ce langage.
Chaque sensibilité exacerbée est un chapitre. Chaque regard perdu dans le vide est une strophe adressée à des interlocuteurs que nous ne voyons pas encore.

Et si vous cherchez une image pour conclure — en voici une que aucun traité de psychiatrie ne vous offrira, mais que votre âme reconnaîtra peut-être avec ce frisson doux qui ressemble à un souvenir :

L’enfant autiste qui lève les yeux vers le ciel nocturne ne voit pas simplement des étoiles. Il voit des adresses.
Chaque planète est une lettre d’un alphabet que son âme connaît depuis avant l’incarnation.
Chaque constellation est une phrase d’un message qui lui est personnellement adressé. Et il lit — lentement, silencieusement, avec une patience qui n’a rien d’humain — le courrier que l’univers lui a envoyé avant même sa naissance.

Et si ce livre est entre vos mains ce soir, si ces pages ont résonné quelque part dans votre corps ou dans votre mémoire, si vous avez eu l’impression étrange d’avoir déjà lu ces lignes quelque part, dans une autre langue, sous un autre ciel — c’est peut-être simplement parce que votre âme, elle aussi, commence à se souvenir. Et le souvenir, dans ce temple intérieur que nous habitons tous, est le plus puissant des remèdes.

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Fin du Chapitre V — Le Temple Intérieur : Anatomie d’une Âme qui Voit Trop

1 commentaire

  1. Il y avait ce grand musicien nommé Émile Volel — dont je garde un souvenir précieux — qui était devenu un ami.
    C’était un artiste « homme-orchestre ».
    Ce gentleman avait acheté un clavier Yamaha auprès chez Raoul Denis le représentant de cette marque en Haïti. Or, trois ans après qu’il eut commencé à l’utiliser, des modèles plus récents et plus perfectionnés étaient apparus sur le marché.
    Remarquant que j’étais un admirateur — et que j’appréciais sincèrement sa musique — et comme il me laissait de temps à autre m’exercer sur son instrument, il me proposa de me revendre ce modèle plus ancien. Je le lui rachetai pour 800 dollars. Il avait besoin de cette somme pour financer l’acquisition d’un autre clavier — un modèle coûtant 5 000 dollars. Le nouveau clavier offrait des sonorités extraordinaires dont l’ancien en était dépourvu — à une exception près. L’ancien modèle comportait une banque de sons incluant le trombone et l’harmonica ; bien que le nouveau proposât techniquement ces mêmes options, celles-ci sonnaient si artificiellement qu’elles lui parurent totalement factices. Pourtant, il adorait s’accompagner au trombone et à l’harmonica sur la quasi-totalité de ses chansons. Par conséquent, presque chaque week-end — et chaque fois qu’il avait une soirée dansante à animer — il m’appelait pour me demander s’il pouvait m’emprunter mon clavier. Il le voulait que pour pouvoir jouer ces sonorités spécifiques de trombone et d’harmonica, qui sonnaient presque comme naturel.

    La situation en arriva à un point où j’avais l’impression d’avoir souscrit un abonnement permanent à son service.
    Pour plaisanter, un jour, je lui dis : « Mon cher ami, tu devrais vraiment me verser une commission sur chaque soirée dansante que tu animes !
    Car il me faisait travailler , en me faisant transporter le clavier qui pesait. ! »

    Pourquoi je fais cette parallèle avec l’Intelligence Artificielle ?

    Pour montrer qu’un animal possède des capacités que l’IA ne possède pas. La sensibilité.

    J’avais autrefois un chien à la maison — un croisement entre un Doberman et une autre race — mais c’était un animal magnifique : d’un noir lustré et doté d’un corps assez longiligne. Je nourrissais ce chien exactement comme je me nourrissais moi-même ; Plus précisément, j’ai interdit à quiconque de lui donner de la nourriture à base de viande. Mon guide spirituel m’avait enseigné ceci : « Tu n’as aucun droit de contraindre tes parents, tes amis ou quiconque d’autre à s’abstenir de manger de la viande, car ils possèdent les facultés de discernement et de jugement.
    En revanche, ton chien relève de ta responsabilité directe ; tu n’as donc aucun droit de le nourrir de viande ou de tout autre produit d’origine animale. » Et, de fait, le chien devint végétarien, adoptant exactement le même régime alimentaire que le mien.
    Et tous les membres du foyer respectèrent mes prérogatives.

    Cela dit, s’il arrivait qu’un rat 🐀 ou un poulet 🐓 croise son chemin, l’affaire tournait mal pour eux ; on ne voyait plus alors que la queue du rat ou les plumes du poulet. Cela démontre simplement qu’un animal est doté d’instincts animaux — instincts qui demeureront assurément inchangés jusqu’à une vie future, où ils pourraient être transformés par la force de notre exemple positif. Tous comme pour nos parents qui parleront du bien de nous qu’après notre départ.

    Je ne saurais dire si c’était la conséquence directe de ce traitement, mais ce chien développa une sensibilité telle qu’elle me laissa croire qu’il était la réincarnation d’un musicien.

    Pour reprendre une expression de mon ami Émile Volel : J’aimais jouer de l’harmonica, et à chaque fois, ce chien poussait des hurlements comme s’il chantait une chanson, ma femme me disait alors : « Oh, ne joue pas de cet instrument ! Tu fais souffrir le chien ! » — ignorant que sa c’était en réalité une manifestation de joie ; qu’il était, en fait, un « chien-musicien » dont l’âme même vibrait au son de l’harmonica.
    Pour comprendre le problème
    d’Émile, je tentai un jour une expérience : je jouai ces mêmes morceaux — cette fois en utilisant la fonction « harmonica » de mon clavier électronique — tout en étant assis juste à côté du chien. Il ne manifesta absolument aucune réaction — rien de comparable à la réponse qu’il donnait face à l’harmonica véritable. Mais dès l’instant où je repris la « simple » harmonica en main, il se mit immédiatement à « chanter ».

    Un jour, alors que j’étais à mon travail , je racontai cette anecdote au personnel, mais ils refusaient tout simplement de me croire.
    Je demandai donc à ma fille d’aller jouer de l’harmonica pour le chien ; celui-ci se mit aussitôt à « chanter » — poussant un hurlement doux et léger — et les membres du personnel furent ravis de constater que je leur avais dit la vérité.
    Tout cela démontre que, même si l’on tente de refouler sa véritable nature, celle-ci finit toujours par revenir au galop.

    Pour nous consoler, disons-nous que l’intelligence artificielle ne pourra jamais véritablement remplacer les humains ; elle est dépourvue de sentiments — ce n’est rien d’autre qu’un robot 🤖. Quoi qu’il en soit, donnons une immense salve d’applaudissements pour nous les hommes ! 👏 👏 👏.

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